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11月28日 Les Trois GorgesLe week-end dernier, mon compère Guillaume et moi-même sommes partis à l’aveuglette dans un périple vers le barrage des Trois Gorges. Les avertis savent très bien qu’au royaume des aveugles ont n’y voit rien, sinon pas grand-chose ; mais bon, on aime prendre les choses comme elles viennent, ça les rend excitantes. Bref, après un départ raté le vendredi soir, faute d’avoir débauché trop tard (on avait bien évidemment pas pris de billet à l’avance), nous passons la nuit dans un centre de massage et prenons le train le lendemain tôt dans la matinée. Quatre heures de sommeil plus tard, nous débarquons à Yichang, porte d’accès au cours supérieur du Yangzi. Nous sortons de la gare située dans les hauteurs de la ville. D’ici nous avons une vue d’ensemble sur cette citée fortifiée de l’époque des Sui. Pas de temps à perdre, nous n’avons qu’un petit week-end ; nous sautons dans un taxi et lui demandons de nous conduire directe dans un restaurant servant les spécialités de la ville. Notre chauffeur, ravis de voir deux jeunes étrangers, s’exécute sur le champ et nous propose même de nous accompagner tout le long de cette journée. Tu penses bien qu’il avait flairé l’argent frais tout droit sortis du distributeur ce bougre ! Le trajet se faisant, nous discutons de nos plans et remettons la discussion pour l’après repas. Nous mangeons une excellente friture de poissons, un plat de viande de bœuf accompagné de riz, tout cela sur la terrasse du restaurant avec vue plongeante sur le Yangzi s’il vous plait. Cela fait, nous réveillons notre chauffeur qui piquait une bonne sieste bien profonde en nous attendant. Nous reprenons la négociation avec lui qui avait bien pris soin de nous emmener dans un restau éloigné de tous, où très rares sont les taxis qui passent. Il lance 15 euros pour sa première offre pour la location de son taxi entre 15h et 18h, pour se rendre à un lieu à une demie heure d’ici, se divertir, et revenir en ville. Nous descendons le prix à 8 euros qui sera finalement accepté. Cinq minutes plus tard nous sommes rendus sur place ! Nous renvoyons notre chauffeur trop gourmant avec1 euros pour seul salaire. A la descente du taxi, plusieurs personnes viennent nous aborder pour nous présenter différentes attractions locales sur un air de musique techno chinoise: saut à l’élastique du haut d’une grue vieille et rassurante comme le régime communiste chinois, radeaux en forme de lotus en fin de vie, manèges fantômes, petits bateaux à moteurs pour visiter les environs. Nous jetons notre dévolu sur le dernier choix après avoir jeté un œil sur les quelques photos des prospectus. On pouvait y voir un joli petit village en bordure du fleuve ou nous pensions nous arrêter pour continuer notre chemin par un autre moyen. Parfais, nous payons 5 euros par personnes et descendons trouver notre capitaine. Nous voguons pendant une petite demie heure dans les entrailles de ce grand et magnifique fleuve, jusqu’à ce que nous stoppions cause de cul de sac. Toujours pas de petit village en vue. Notre bateau fait demi tour vers notre point de départ. Nous remarquons alors qu’à cinquante mètres plus au nord de celui-ci, notre petit village de la photo était situé juste en contre bas. Nous quittons le bateau et pour la terre ferme et entamons une marche forcée le long des falaises, traversons une grotte naturelle retravaillée et sommes accueillis à la sortie par une dame qui nous propose de louer sa tire pour revenir sur Yichang. La négociation est repartie. Une chose est sure, nous ne voulons pas retourner en ville, retrouver les mêmes parasites qui nous ont fait fuir de Wuhan le temps trop court d’un week-end. Nous lui demandons de nous mener dans des coins perdus, éloignés de toute musiques techno ou trafics polluants, mais celle-ci semble vraiment obstinée à rentrer sur Yichang, nous proposant seulement les attractions des alentours. Nous négocions la formule suivante : le kilomètre à 20 centimes d’euros et notre volonté pour seule direction. A notre grand étonnement, elle accepte. Il faut dire que des males montés comme nous, on n’en voit pas tous les jours sur les sentiers de chine (oh oh oh). Donc, nous partons et prenons finalement la route du très controversé barrage des Trois Gorges (voir le lien très explicite: http://chine-informations.com/mods/news/barrage-des-troisgorges-les-naufrages-du-yangtse_1896.html) à 40 km de là. Nous arrivons vers 19h00 à Sandouping, ville où se situe ce gigantesque projet hydroélectrique. La nuit est tombée, les rues se sont vidées. Seul quelques voix s’échappent des petites échoppes qui bordent les rues. La lumière des lampadaires a du mal à percer l’épais voile de poussière, rendant plus sombre l’atmosphère. Là bas, des petites loupiottes mettent en valeur les tapis vert des billards installés sur le trottoir. C’est machinalement que nous nous y dirigeons pour y faire une petite partie. Plus tard, nous reprenons nos sacs à dos et notre route dans les ruelles obscures de cette cité ouvrière. Nous errons quelques instants, prenons le taxi, ne trouvons rien a faire d’intéressant jusqu’au moment ou nous décidons de nous joindre à une partie de basket que nous apercevons derrière la vitre. Après le sport, le réconfort : nous trouvons refuge dans un centre de massage où nous discutons sauvagement le prix de la nuitée et du service minimum. Nous avançons dans le couloir, accompagnés des deux femmes gérantes de cet endroit. L’une d’elles nous présente fièrement la « full service room» composée d’une salle de bain avec jacuzzi toutes options, d’un grand lit monté sur ressorts aux flexions inaudibles, avec l’élément centrale du service sans qui cette chambre n’aurait pas grand intérêt : la Xiao Jie (toutes options), demoiselle aux petits soins pour ces messieurs de passage. De l’autre côté, pour les petits budgets et appétits moins gourmands se trouve la chambre à 50, dotée d’un bain en bois dans lequel la Xiao Jie lavera le client, puis une chambre plus modeste que la première. N’étant pas sur une quête du plaisir mais bel et bien du voyage et de la découverte (culturelle et géographique je précise) nous commençons la négociation pour obtenir pour la nuit d’une chambre pour deux, quitte à partager le lit s’il le faut, et si possible un petit massage du dos et des pieds. La gérante qui commença elle aussi a argumenté sur le prix, en perdis son tic oculaire. Elle tente le coup en nous montrant la beauté de l’une des nymphes de son jardin ; mais sans succès. Nous restons fermes et fort devant Satan et ne plions pas. Avec le temps, nous obtenons gain de cause (l’argument de l’étudiant en fin de voyage au budget juste suffisant pour un ticket retour est pas mal) et réalisons notre souhait pour 20 euros par personne. Malheureusement les masseuses n’avaient rien de la jolie plante de la gérante puisqu’il s’agissait d’un jeune homme, et d’une femme aussi douce que Maïte assommant un poisson. Le lendemain, nous marchandons notre journée avec un petit chinois propriétaire d’un petit Mian Bao Che, petite fourgonnette ressemblant à un sac de pain brioché. Il nous accompagne en bas du barrage, nous prenons quelques photos, et repartons aussi vite que nous sommes venus. Notre homme nous emmène ensuite en haut de la vallée afin d’admirer le paysage. En route, nous faisons causette, lui posons des questions sur la région et les visiteurs du projet. Il nous raconte qu’un jour il a pris deux grosses américaines dans son véhicule. Celles-ci lui auraient demandé l’approvisionnement en chairs males pour pourvoir à leurs besoins de femmes seules. Notre homme leur a donc trouvé avec une très grande difficulté, mais pour un très bon prix, deux courageux chinois, des amis serviables et sûrement en manque d’argent. C’est avec un grand éclat de rire qu’il nous conte que ses deux potes sont sortis au bout de deux courtes minutes de la piaule ; satisfaire l’appétit de ces dinosaures de l’Ouest nécessitait un travail acharné avec des outils d’appoint bien rodés qu’ils n’étaient pas prêt de fournir. Après un bout de chemin ensemble, nous rentrons vers la gare routière qui nous mènera sur la route de Wuhan, notre point de inévitable point de chute. 11月12日 Fête nationale: troisième et dernière partie (enfin!)Mardi matin, nous nous rendons à la gare sud de Shanghai. Nous investissons le train et prenons place dans nos quartiers, nous préparant pour un long voyage de 21 heures. Les esprits sont excités, parlent à voix hautes, nous bougeons dans tout les sens. Les heures et les kilomètres défilent, et le temps devient difficile à tuer, les esprits se fatiguent. Nous jouons et rejouons aux cartes, balançons quelques vannes ou énigmes d’une couchette à l’autre, faisons tour à tour une « pause » cigarette dans l’inter wagons. Il est mercredi et nous sommes toujours dans ce foutu train qui n’a pas l’air de vouloir s’arrêter. Les 21 heures sont bientôt arrivées à terme mais nous n’apercevons toujours aucun signe de la grande ville. Normal ! Un voyageur nous dit que le train ne s’arrêtera qu’au bout de 27 heures de voyage. Voici une nouvelle qui finit d’achever la troupe !
Nous arrivons en fin d’aprem à Canton, posons nos affaires dans le premier hôtel proche de la gare et partons sans perdre de temps vers le fleuve pour y faire une croisière sur le Zhu Jiang, la rivière des Perles. Cassés par ce voyage, nous reprenons tous des forces en mangeant la très variée et délicieuse cuisine cantonaise avant d’embarquer. Le soir nous terminons dans l’une des boites en vogue de Canton. Le lendemain, nous partons de bonheur visiter le marché de la Paix Lumineuse. Des étalages de plantes médicinales, de produits secs, d’animaux domestiques et/ou comestibles en tout genre se débattent dans des cages ou des bacs qui bordent les rues. Les gens déambulent les yeux rivés sur les étalagent pour trouver la bonne affaire ou leurs prochains repas. En fin de matinée, nous prenons le bus vers le littoral, direction Zhuhai, située juste en dessous de Macao. La ville est propre et calme, rien à voir avec Canton. Toujours dans le trip « île déserte, chute d’eau », nous prenons le bateau vers le large pour la petite île An Dao. Nous passons les jours à faire du foot, du beach-volley, à se baigner et faire quelques petits extras comme du jet ski ; la vie dure quoi ! Le jeudi soir, nous faisons un barbecue sur la plage à la lueur de petite lampes qui finit en beauté cette chaude journée. Le lendemain nous devons retourner à Canton pour pouvoir prendre notre train et rentrer dans nos villes respectives, Pékin, Shanghai et Wuhan. Vendredi, 15h00, nous retirons donc nos affaires du petit hôtel où nous logions, et nous dirigeons vers le port où théoriquement le dernier bateau partait à 17h00. Pas de chance, le dernier était à 16H00 !! Pas moyens de rater notre train de demain, nous devons tous reprendre le travail. Nous voilà donc en train de négocier avec un vieux pécheur pour regagner Zhuhai, à une heure de mer. Ce n’est pas rassurés pour les uns, et excités pour les inconscients comme moi, que nous prenons place à huit dans cette vieille barque à moteur. L’embarcation file lentement sur l’eau, heureusement pas agitée. Après avoir essuyé les vagues des sillages des navires de croisière, après un arrêt pour faire le plein de gazole avec le bidon du fond de cale, nous arrivons enfin sur la côte, et débarquons devant les yeux étonnés des promeneurs. Nous payons la somme de 720 yuans (75 EUR) à notre capitaine et filons vers le bus pour la gare de Canton.
VIDEOS:
http://www.youtube.com/watch?v=JVAk1zp5i3g : bacs du marché http://www.youtube.com/watch?v=zzopvJRuF9A : en boite
10月13日 Fête Nationale: première partieComment tout a démarré? En Chine, la première semaine d’octobre donne traditionnellement lieu à des congés. Congés qui ont pour origine la création de la nouvelle Chine, déclarée par Mao Zedong lui-même, en haut de la place Tian An Men, le premier octobre 1949. Bénie soit ce jour ! Un jour pour une semaine. Pourquoi notre 14 juillet n’est il pas suivit d’une semaine de congé ?! Il y a quelques années je t’aurais dit « jm’en fou, j’chui en vacances ! », mais aujourd’hui, faire une pause dans cette vie hyperactive est le bien venue, non ? Bref. Dernière semaine avant ces jours bénies, et je n’ai toujours rien décidé et encore moins préparer. Quelques idées me sont venues à l’esprit comme par exemple escalader les sommets de l’Himalaya, parcourir les 6700 km de la muraille de Chine à cloche pied, ou encore traverser la mer de Chine à la nage (nage papillon bien sûr) pour rejoindre Kagoshima au sud du Japon. Mais un soir, pendant un moment intense de réflexion sur les toilettes, je me suis dit : « et la côte Sud Est chinoise alors?!! Je n’ai jamais vu la mer en Chine, ça peut être l’occaze ». C’est vrai, ce n’était pas con. Je me voyais déjà sur une île sauvage, à barboter dans l’eau et jouer avec les dauphins rieurs, mon rêve. Je pourrai emmener Shadow avec moi, passer sur Shanghai et rallier quelques amis à ma cause pour faire une belle petite troupe prête à partir à l’aventure. Ni une, ni deux, il n’a pas fallu plus de temps pour m’essuyer les fesses (avec ce papier qui n’a rien du Le Trèfle ®) et faire valider cette idée sur Msn. Quel sera notre point de chute ? Je n’en ai pas la moindre idée, on en discutera sur Shanghai.
Un zest de stress sur le départ Samedi 30 septembre, 17h00. Je range mon bureau afin de partir au plus vite de l’entreprise pour finir de préparer mes affaires (un samedi ?!! Et oui ! Nous avons travaillé ce samedi). Je dois spider car le temps est cours pour rentrer chez moi, finir mon sac, prendre un taxi et me rendre à la gare routière pour choper le bus de 19h15. Avant de partir, je décide d’aller voir Lan Lin, notre chère directrice, pour faire un petit récapitulatif du business. Je me fixe 20 minutes grand max. Grosse erreur. Une fois rentré dans son bureau, impossible de l’arrêter, le moulin à paroles tourne et ne s’arrête pas. Nous passons sur des points qui n’en valent pas forcement l’intérêt, surtout vu mon état de stress lorsque je regarde sa montre qui indique 17h30 passées. Un choix doit être fait : soit je la laisse parler et découvrirai alors les 5 années futures de l’entreprise au risque de rater mon bus avec le prix qu’il en coûte et les conséquences irrémédiables sur le continuum espace temps de mes vacances ; soit je lui coupe la parole sèchement avec ce qu’il faut de diplomatie afin d’aller au plus important et de lui soumettre le fait que je dois évacuer les lieux au plus vite, le bus n’attendant pas. Le deuxième choix passé avec brio, je me retrouve dans un taco. Il est 17h40, 15 minutes nous séparent de mon appartement. Je lance au taxi driver dans un chinois presque local : « 师傅,因为我迟到了我很高兴如果你可以快一点 », ce qui veut dire en gros « je suis en retard, ça me ferait plaiz si tu pouvais te presser un peu ». Et nous voilà partis à vive allure sur les premiers kilomètres des vacances. Deux, trois virages et nous voici déjà ralentis par un trafic plus dense que la normale. C’est croire que je pensais être le seul à partir en vacances. Si la circulation ne se débloque pas, je devrais remettre à demain mon départ. Heureusement, il y a des jours où tout votre environnement se met à votre service pour que tout aille dans votre sens, du papier de toilette qui se trouve à porté de main, jusqu’au chauffeur de taxi qui est en retard pour le changement de chauffeur. C’était son cas, et ça m’arrangeait bien. Mon chauffeur, à qui je donna très vite le surnom de « Schumarer » pour l’encourager dans son élan, commença à se frayer un passage entre toutes les voitures, prendre la voix de gauche devant une police occupée à d’autres affaires. A 18h00, après quelques coups d’accélération et de frayeur, nous arrivons sans encombre vers chez moi, stoppé par un autre bouchon. Je fourre les mains dans mes poches afin de trouver les 20 yuans qui paieront la course, mais je n’y trouve que des vieux mouchoirs et centimes. Voilà qui n’arrange pas la situation. Le chauffeur de taxi commence à brayer, dire que j’essaye de le prendre par derrière, que je lui fais perdre son temps, et qu’il va être sacrément en retard. Bref, je perds un peu plus de temps et lui aussi, il me dépose devant une banque, je retire, lui file son blé, et il trace sa route illico. Quelques tours de montre plus tard, j’arrive enfin à mon appartement, où Shadow m’attendait patiemment devant la porte. Je prépare mon sac à la hâte, nous sautons dans un taxi et prenons la direction de la gare routière, il est 18h45. Le chauffeur de taxi cette fois-ci n’a rien du précédent. Il roule peinard, la clope au bec, sans se préoccuper de l’étranger de derrière qui lui pose sans cesse les mêmes questions « reste combien de temps avant d’arriver ? On peut aller un peu plus vite ? ». 19h10, nous arrivons finalement devant le bus qui nous mènera à Shanghai après 13 heures de trajet. Nous mettons nos sacs dans la soute et montons dans le bus. A l’intérieur, trois rangées de lits couchettes occupent le bus. Nous prenons les nôtres. Chanceux les gens qui ont achetés un billet à l’avance (pour une fois que je suis prévoyant !), car ceux qui l’achètent sur place dormiront par terre, sur des matelas qu’on aura installé entre les lits. Toute la place doit être occupée. Vingt minutes d’attente, de longues négociations à voies hautes entre chinois, et nous voici partis pour Shanghai… Video du bus sur ce lien!! Un simple clic et vous êtes avec moi dans le bus, une minute après mon réveil, à l'arrivée sur Shanghai: 8月4日 Changer d'airCe mois d'août se présente décidemment bien puisque je vais faire un saut à Hong Kong pour le week end (du 18). Je vais rejoindre mon ex employeur, aujourd’hui amie, qui vient par ces terres si lointaines pour des raisons professionnelles. En plus de revoir cette amie, cela me permettra de changer d'air, renifler celui du sud. Je vais peut être faire un tour en bord de mer. Là au moins, je suis sûr qu'on pourra respirer autre chose que du bon vieux CO2!
Le moral est donc plutôt bon. Aussi bientôt de retour dans notre bon vieux pays pour un courte visite mais j'en suis sûr très intense. Je me vois déjà ouvrir la porte de ce grand frigo bien rempli, et cette odeur bien relevée qui vient me fouetter les narines. Huuum, à moi les bons frometons, la charcutaille, les pavés de viandes que l'on découpe au couteau, les gâteaux au yaourt qui m'ont poursuivis toute mon enfance et qui cette fois me feront bien plaisir: Douce Frannnnnn-ceuuuu, le pays de mon enfaaaaaan-ceuuuuuu. Voici mes dates définitives pour mon retour au pays: arrivée Paris le 21.08, départ Paris le 7.09.
5月15日 A première vue15000 bornes et 14 heures plus tard me voici débarqué. Les baguages récupérés, je saute dans le taxi avec Yuan Jing, la petite stagiaire de Segula Chine venue tout spécialement pour m’accueillir. Je lève la tête et me ravis de voir ce grand ciel bleu qui me manquait temps à Tianjin, constamment caché par un voile de poussière et de gazes. Le climat de la région me rappelle celui de Shanghai, une chaleur humide et grasse qui vous fait transpirer à grosse goute et mouiller le maillot. Derrière la vitre de la voiture, je remarque la présence de nombreux lacs, d’un paysage beaucoup moins aride que celui du Nord de la Chine. Il est vrai que le célèbre fleuve Yangse et ses affluents traversent la région lui conférant un avantage certain. L’eau est un vrai problème en Chine. D’ailleurs, ici il se dit « qui dominera l’eau, dominera la Chine ». C’est comme ça que des projets titanesques comme le barrage des Trois Gorges, le plus grand barrage du monde jamais construit, ou le canal reliant Beijing à Shanghai ont vu le jour. Bref, je débarque à l’hôtel qui sera mon hébergement pour les deux semaines à venir. Je profite des vacances de la première semaine de mai afin de m’imprégner de la ville, de son ambiance, ses parfums qui s’échappent des nombreuses petites échoppes qui bordent les rues. Je retrouve ce joli désordre qui fait tout le charme de la Chine et donne à mon voyage un petit goût d’aventure. L’excitation des premiers jours passée, Yuan Jing retournée à ses occupations, surviennent très vite quelques situations de la vie quotidienne qui me rappellent que je ne suis pas chez moi. Logé dans un hôtel situé dans la zone économique de développement, à une heure du centre ville, à deux heures des premiers potes, je me retrouve très vite seul, les fesses blotties dans le canapé à regarder à la téloche des émissions aussi intéressantes que la grande époque du « Juste Prix » avec le grand et inoubliable Philippe Risoli, version chinoise. - « Faut que je me tire d’ici ! » Ca c’était bien pensé ! Une bonne réaction comme je les aime. J’ai fermé le clappé de Ravioli par une simple pression sur la touche off, puis suis sorti de cette chambre qui devenait un peut trop glauque à mon goût. Une fois dehors…que faire ?!! J’ai un téléphone portable et trois numéros : celui de Lan Lin, ma directrice, celui de Yuan Jing, la stagiaire qui avait passé assez de temps avec moi ces premiers jours, et An Dong un ami que j’avais déjà vu la veille. Qui allais-je donc appeler pour éviter cette sensation de solitude qui se faisait de plus en plus omniprésente ?
- « Bon, déjà c’est clair, pas la directrice ! »
Il ne fallait donc pas être une « tête » pour en déduire qu’il me restait alors deux numéros. Mais voilà, je les avais vu les derniers jours et ne voulais être un poids pour personne. Et c’est en petit homme fier, ravalant ma salive que j’ai pris la décision d’aller faire excursion dans la ville.
- « Une fois sur place je trouverai bien quelque chose à faire ! Enfin j’espère ». Je fouille dans mes poches à la recherche de quelques yuans pour prendre le bus. Mais seulement voilà…il ne me reste que 20 yuans. Je ratisse alors toutes les banques du quartier à la recherche du moindre distributeur qui veuille bien accepté ma carte. La majorité des services des banques sont en vacances. Je vais même jusqu’à demander dans un café de me changer 20 euros que j’avais sur moi contre l’équivalent en yuans. Sans succès ! Je suis fais comme un rat, condamné à rester dans mon trou perdu, à manger des Fangbian Mian devant la télévision, les nouilles déshydratées dont les chinois raffolent. Je me retrouve donc au point de départ, obligé d’attendre le lundi, jour où j’intégrerai Segula Chine, pour régler ce petit problème d’argent. 5月12日 PrologueCela n’a pas été facile pour débarquer dans le pays. Oooh que non ! Loin de là ! Tout d’abord, un passage en Espagne où la première personne qui m’accueillie me serra si fort dans ses bras que j’en perdis connaissance. Mon Diiieu, je ne savais pas que les espagnols étaient si chaleureux! Seulement, à mon réveil mon nouveau copain s’était déjà volatilisé dans les charmantes petites ruelles madrilènes avec tous les baguages qui devaient m’accompagner en Chine. Le bougre aurait quand même pu me donner son numéro de téléphone pour qu’on aille manger quelques tapas ensemble ! Quel manque d’éducation ! Enfin…ce malappris a quand même eu la délicatesse de m’accueillir lors de la période des soldes espagnoles ; quelle chance !
« Philippe, après tes deux semaines de formation à Madrid, tu fileras en Chine », me lance Albert, directeur de la division internationale de Segula Technologies, société pour laquelle je parts en V.I.E. Un mois plus tard, je squattais toujours l’appartement et l’intimité d’Olivier et de Marie (mon frère et son amie).
Après ce petit séjour chez les mangeurs de tapas, je fis un très court arrêt à Paris pour faire mon visa. - « oui, allo !! Olive ?! Le visa ? Non, non, non, t’inquiète pas, ya pas de problème, je suis devant l’ambassade de chine, je vais déposer mon passeport; hé hé, dans une semaine je trace. Hasta la vista, bye bye, ciao. A moi la grande vie, les massages, les grands espaces, les petites chinoises, les… »
Un mois et demi plus tard, bureau de Segula Technologies à St Lazare, 9e arrondissement de Paris : - « Ouiiii, Olivier !? C’est Phil. Enfin une bonne nouvelle : tout est bon pour le visa. Cette fois-ci c’est la bonne.
Le temps de saluer tous les gens qui avaient pu m’accueillir sur la capitale (merci Simon, Adé, Cyril, Olive, et Xav), un dernier retour en Charente pour serrer dans mes bras la famille, et je me retrouvais dans l’avion affrété par Air China. C’est marrant, mais je pensais que les oiseaux de ce type avaient quitter notre ciel pour un joli nid qu’on appel « la casse ». Avant le décollage il montrait déjà ses faiblesses par des coupures de courant générales répétées ; pas de TV personnelle, un service et un confort discutable et des compagnons de voyages vraiment très bruyant et excités à l’idée de rentrer maison. Bref, une ambiance comme on les aime, aussi agréable que devant un check point à Bagdad. Je suis mauvaise langue, mais il faut que je teste le rôle de l’expate colon, jamais content du service rendu, car je risque d’en rencontrer. |
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