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10月28日 Fête nationale: deuxième partie SHANGHAI
Shanghai aux aurores. Shadow et moi descendons du bus. Maintenant que nous sommes arrivés, où aller ? Il est encore trop tôt pour débarquer chez Remi et Alicia qui ont sûrement dû se coucher il y a moins d’une heure pour fêter dignement la visite d’Estelle la Pékinoise. Nous partons donc nous promener, et au fil de quelques rues nous pénétrons l’enceinte d’un très joli petit parc, déjà très animé pour une heure si matinale. Nous avançons plus loin et atterrissons sur une petite place. Ici, quelques septuagénaires imperturbables tapent le carton sous un vieux kiosque en bois, là aussi, quelques gens d’un âge avancé certes, mais en pleine forme, s’adonnent à la danse au beau milieu des chemins de promenade. Une scène encore fréquente en soirée dans les rues de Wuhan, mais de plus en plus rare dans les grandes villes comme Shanghai. C’est vrai que nous sommes le 1er Octobre, jour de la fête nationale ! Voilà peut être ce qui explique cette agitation. Cette ambiance festive, ce premier matin des vacances me ravissent, et nous prenons alors le temps de nous poser sur un banc pour profiter de ce spectacle.
Plus tard nous retrouvons Rémi, Alicia et Estelle, mes compères de l’Inseec Bordeaux venus faire un semestre d’étude à Shanghai et Pékin. Là, nous discutons du programme de ce soir et des jours à venir. Pour choisir notre destination, nous recherchons sur Internet quelques villes chinoises situées près de la côte. Une chose est sûre, c’est que nous voulons tous atterrir sur une plage de sable blanc (si possible) loin des grandes villes et des foules de vacanciers. Les plages de l’île de Hainan sont magnifiques mais malheureusement trop éloignées. Le deuxième point à prendre en compte est le temps. Nous avons maintenant moins d’une semaine pour voyager, et donc il est essentiel de perdre le moins de temps dans les transports. Après un moment de recherche nous ne trouvons toujours pas de point de chute. « Laissons tomber Google! Prenons un billet pour Canton, et on trouvera bien un chinois qui nous indiquera une bonne plage sauvage ». Nous regardons combien d’heures sont nécessaire pour s’y rendre : 21h. C’est tout de même long, mais nous pensons que c’est le temps qu’il faut pour se retrouver dans un environnement bien différent du notre. Nous partons manger une fondue chinoise pour finir de nous retrouver et de boucler cette discussion. Les plats arrivent un par un sur la table. Des viandes, des légumes, fruits de mer que nous saisissons avec nos baguettes plus ou moins agiles pour les laisser mijoter dans le pot d’eau chaude. Les aliments cuits, nous les trempons dans une sauce que nous avons personnellement confectionnée et amenons le tout à la bouche ; un régale. Nous partons à la gare prendre les billets pour tous avant de nous diriger sur le Bund pour aller faire une croisière sur le fleuve et admirer les feux d’artifices du 1er octobre. Nous arrivons sur place. Un monde fou s’amasse sur l’allée du Bund et dans les rues annexes. Plus nombreux que la finale de 98 à Angoulême ; c’est vous dire . Les quais sont inaccessibles, bloqués par la police venue en force afin de gérer la foule venue des autres villes et provinces, et d’empêcher tout incident. Dommage, on dirait que notre projet de croisière tombe à l’eau. Nous essayons de chercher un trou dans le barrage des force de l’ordre afin d’accéder aux quais, mais en vain. Bref, nous nous promenons un moment, prenons quelques photos et partons finir la soirée chez Vladimir, qui se joindra au voyage avec son pote Thibaud.
VIDEOS: suivre les liens http://www.youtube.com/watch?v=ccTQwIJ2BJ4 : Petite danse dans le parc http://www.youtube.com/watch?v=vSny8GJ0exs : En route vers le Bund http://www.youtube.com/watch?v=qk_jI1_YAoc : Les groopies d'Estelle et Alicia http://www.youtube.com/watch?v=5eNVDaRLYzk : Il y a foule dans les rues
Les camarades de Segula travaillent le samedivoici un mail du service administratif (traduit en francais par la même personne), recu la semaine derniere dans ma boite professionnelle pour justifier la journée du samedi qui sera travaillée. Pour un français, c'est déjà presque impensable de travailler un samedi, mais si c'est justifié, je ne vois pas le problème...nan?
通 知
本周六(10月28日),因公司工作需要,全体赛科员工加班一天.特此通知.
行政部
2006.10.25
NOTIFIGATION
Ce samdi(le28 octobre),pour travailler, tout les collegues doivent traviller chez SEGULA.
administration
2006.10.25 10月13日 Fête Nationale: première partieComment tout a démarré? En Chine, la première semaine d’octobre donne traditionnellement lieu à des congés. Congés qui ont pour origine la création de la nouvelle Chine, déclarée par Mao Zedong lui-même, en haut de la place Tian An Men, le premier octobre 1949. Bénie soit ce jour ! Un jour pour une semaine. Pourquoi notre 14 juillet n’est il pas suivit d’une semaine de congé ?! Il y a quelques années je t’aurais dit « jm’en fou, j’chui en vacances ! », mais aujourd’hui, faire une pause dans cette vie hyperactive est le bien venue, non ? Bref. Dernière semaine avant ces jours bénies, et je n’ai toujours rien décidé et encore moins préparer. Quelques idées me sont venues à l’esprit comme par exemple escalader les sommets de l’Himalaya, parcourir les 6700 km de la muraille de Chine à cloche pied, ou encore traverser la mer de Chine à la nage (nage papillon bien sûr) pour rejoindre Kagoshima au sud du Japon. Mais un soir, pendant un moment intense de réflexion sur les toilettes, je me suis dit : « et la côte Sud Est chinoise alors?!! Je n’ai jamais vu la mer en Chine, ça peut être l’occaze ». C’est vrai, ce n’était pas con. Je me voyais déjà sur une île sauvage, à barboter dans l’eau et jouer avec les dauphins rieurs, mon rêve. Je pourrai emmener Shadow avec moi, passer sur Shanghai et rallier quelques amis à ma cause pour faire une belle petite troupe prête à partir à l’aventure. Ni une, ni deux, il n’a pas fallu plus de temps pour m’essuyer les fesses (avec ce papier qui n’a rien du Le Trèfle ®) et faire valider cette idée sur Msn. Quel sera notre point de chute ? Je n’en ai pas la moindre idée, on en discutera sur Shanghai.
Un zest de stress sur le départ Samedi 30 septembre, 17h00. Je range mon bureau afin de partir au plus vite de l’entreprise pour finir de préparer mes affaires (un samedi ?!! Et oui ! Nous avons travaillé ce samedi). Je dois spider car le temps est cours pour rentrer chez moi, finir mon sac, prendre un taxi et me rendre à la gare routière pour choper le bus de 19h15. Avant de partir, je décide d’aller voir Lan Lin, notre chère directrice, pour faire un petit récapitulatif du business. Je me fixe 20 minutes grand max. Grosse erreur. Une fois rentré dans son bureau, impossible de l’arrêter, le moulin à paroles tourne et ne s’arrête pas. Nous passons sur des points qui n’en valent pas forcement l’intérêt, surtout vu mon état de stress lorsque je regarde sa montre qui indique 17h30 passées. Un choix doit être fait : soit je la laisse parler et découvrirai alors les 5 années futures de l’entreprise au risque de rater mon bus avec le prix qu’il en coûte et les conséquences irrémédiables sur le continuum espace temps de mes vacances ; soit je lui coupe la parole sèchement avec ce qu’il faut de diplomatie afin d’aller au plus important et de lui soumettre le fait que je dois évacuer les lieux au plus vite, le bus n’attendant pas. Le deuxième choix passé avec brio, je me retrouve dans un taco. Il est 17h40, 15 minutes nous séparent de mon appartement. Je lance au taxi driver dans un chinois presque local : « 师傅,因为我迟到了我很高兴如果你可以快一点 », ce qui veut dire en gros « je suis en retard, ça me ferait plaiz si tu pouvais te presser un peu ». Et nous voilà partis à vive allure sur les premiers kilomètres des vacances. Deux, trois virages et nous voici déjà ralentis par un trafic plus dense que la normale. C’est croire que je pensais être le seul à partir en vacances. Si la circulation ne se débloque pas, je devrais remettre à demain mon départ. Heureusement, il y a des jours où tout votre environnement se met à votre service pour que tout aille dans votre sens, du papier de toilette qui se trouve à porté de main, jusqu’au chauffeur de taxi qui est en retard pour le changement de chauffeur. C’était son cas, et ça m’arrangeait bien. Mon chauffeur, à qui je donna très vite le surnom de « Schumarer » pour l’encourager dans son élan, commença à se frayer un passage entre toutes les voitures, prendre la voix de gauche devant une police occupée à d’autres affaires. A 18h00, après quelques coups d’accélération et de frayeur, nous arrivons sans encombre vers chez moi, stoppé par un autre bouchon. Je fourre les mains dans mes poches afin de trouver les 20 yuans qui paieront la course, mais je n’y trouve que des vieux mouchoirs et centimes. Voilà qui n’arrange pas la situation. Le chauffeur de taxi commence à brayer, dire que j’essaye de le prendre par derrière, que je lui fais perdre son temps, et qu’il va être sacrément en retard. Bref, je perds un peu plus de temps et lui aussi, il me dépose devant une banque, je retire, lui file son blé, et il trace sa route illico. Quelques tours de montre plus tard, j’arrive enfin à mon appartement, où Shadow m’attendait patiemment devant la porte. Je prépare mon sac à la hâte, nous sautons dans un taxi et prenons la direction de la gare routière, il est 18h45. Le chauffeur de taxi cette fois-ci n’a rien du précédent. Il roule peinard, la clope au bec, sans se préoccuper de l’étranger de derrière qui lui pose sans cesse les mêmes questions « reste combien de temps avant d’arriver ? On peut aller un peu plus vite ? ». 19h10, nous arrivons finalement devant le bus qui nous mènera à Shanghai après 13 heures de trajet. Nous mettons nos sacs dans la soute et montons dans le bus. A l’intérieur, trois rangées de lits couchettes occupent le bus. Nous prenons les nôtres. Chanceux les gens qui ont achetés un billet à l’avance (pour une fois que je suis prévoyant !), car ceux qui l’achètent sur place dormiront par terre, sur des matelas qu’on aura installé entre les lits. Toute la place doit être occupée. Vingt minutes d’attente, de longues négociations à voies hautes entre chinois, et nous voici partis pour Shanghai… Video du bus sur ce lien!! Un simple clic et vous êtes avec moi dans le bus, une minute après mon réveil, à l'arrivée sur Shanghai: 10月9日 Bientôt sur mon blogCongés de la fête nationale chinoise: 7 jours, 7 compagnons, 7 sacs à dos et une simple ligne directrice évoquée: Shanghai + Côte Sud Est. Très bientot sera mis en ligne le récit du périple en mode "à l'arrache", basé sur un esprit mixé entre le carpe diem et la positive attitude. 9月30日 Fête nationaleDu 1er au 8 Octobre c'est la fête nationale chinoise. Cela signifie pour moi une semaine de vacances. Le programme encore pas très clair; rejoindre des amis sur Shanghai pour les premiers jours, puis ensuite, partir avec ceu qui le veulent pour le Sud, peut être Beihai.
Je vous rzconte ça au retour,
PhiFe Welcome back to China!Après un bon week end à Hong Kong avec Anne-Claire (cf photos), et un passage très agréable en France, me revoici donc de retour dans cette bonne vieille fourmilière. Mais quel retour !
Je me rappelle encore le moment où j’ai ouvert la porte de ma piaule. Moi, le pauvre mec crevé, assommé par des heures d’avion et de taco, ne rêvait que d’une seule chose : pioncer. Mais voilà que le seuil de ma porte franchi, je fus surpris par une espèce d’odeur qui relève de celles qui te donnent envie d’évacuer les 3 repas de la journée. Je me rappelais pourtant avoir tiré la chasse d’eau en partant ! Je ne comprends pas. Soudainement, tout s’éclairci lorsqu’en voulant allumer la lumière, la pièce resta plongée dans l’obscurité. Premier moment de panique. Ma tête se tourna alors instinctivement vers le présumé coupable, le frigo. Ouverture des sas, deuxième moment de panique. Dios mio ! Santa Cruz ! Devant moi gisaient mes raviolis chinois, mon camembert Président, mes légumes verts, mes produits congelés, tous en état de décomposition, parmi lesquels s’était développé un micro écosystème visiblement très satisfait de la situation. Comme la cohabitation aurait été difficilement supportable, j’ai donc passé une bonne partie de ma soirée, éclairé à la bougie, à délocaliser tout ce petit monde dans des sacs plastic et balancer le tout dans les poubelles communes. Je suis sûr que mes ex-squatters m’en sont reconnaissant. Quel grand Homme je suis. Enfin, pas d’inquiétude. Primo, parce que je n’ai jamais vraiment été un exemple concernant l’hygiène, et deusio, parce que les jours et l’odeur passèrent, et tout rentra dans l’ordre…pour l'instant. 8月4日 Changer d'airCe mois d'août se présente décidemment bien puisque je vais faire un saut à Hong Kong pour le week end (du 18). Je vais rejoindre mon ex employeur, aujourd’hui amie, qui vient par ces terres si lointaines pour des raisons professionnelles. En plus de revoir cette amie, cela me permettra de changer d'air, renifler celui du sud. Je vais peut être faire un tour en bord de mer. Là au moins, je suis sûr qu'on pourra respirer autre chose que du bon vieux CO2!
Le moral est donc plutôt bon. Aussi bientôt de retour dans notre bon vieux pays pour un courte visite mais j'en suis sûr très intense. Je me vois déjà ouvrir la porte de ce grand frigo bien rempli, et cette odeur bien relevée qui vient me fouetter les narines. Huuum, à moi les bons frometons, la charcutaille, les pavés de viandes que l'on découpe au couteau, les gâteaux au yaourt qui m'ont poursuivis toute mon enfance et qui cette fois me feront bien plaisir: Douce Frannnnnn-ceuuuu, le pays de mon enfaaaaaan-ceuuuuuu. Voici mes dates définitives pour mon retour au pays: arrivée Paris le 21.08, départ Paris le 7.09.
6月21日 La pluie et le beau temps
Ciel couvert, et menaçant pour les prochains jours Arrgl! Il fait vraiment chaud ces derniers jours. Et dire que cet été le thermomètre va monter jusqu'à 40°!! 6月12日 Les chinois, le foot c'est pas leur tasse de thé!
Un chinois se promène, peinard, dans une ruelle et trébuche sur une vieille théière. Il vient à la ramasser et frotte celle-ci pour en révéler la beauté cachée quand soudain, un génie apparait ! - « Mon bon maître chinois !! Veuillez formuler un vœu et celui-ci sera réalisé sur le champ » lance fièrement notre génie. Le chinois réfléchie et se demande s’il s’agit d’une supercherie. Il tente : - « Et bien mon cher, inversez le sens de rotation de la Terre » - « Mais !?? Ce n’est pas possible ! C’est la nature, c’est comme ça, on ne peut pas. Monsieur, formulez un autre vœu » - « Heu…je veux que la Chine gagne la prochaine coupe du monde de football » Le génie prend un temps de réflexion, et tout en se grattant la barbichette répond : - « Et bien on va finalement inverser le sens de rotation de la planète ! »
On prend ses marques9 juin. Déjà ! Le temps passe à une vitesse folle et j’ai l’impression de tourner au ralenti. Trop de choses à faire. Voici un bref aperçu des jours passés :
Tout d’abord, un point qui a son importance, l’immersion dans mon nouvel environnement professionnel : Segula Technologies Chine. La directrice, Mme Lan Lin, m’ouvre la porte d’entrée vitrée de l’office, me place quelques mots de politesse et de bienséance avec un large sourire aux couleurs des étoiles du drapeau national. Guère impressionné, car habitué, je me laisse mené dans la suite des festivités avec la présentation de mes futurs collègues de travail dont les noms vinrent un à un se perdre dans le désordre momentané de mon cerveau. « Bing Hua, Liao Cheng Wen, Du Zhi, Tong Shui Bing, Li Hai Bing, Pan Yong Jun, blabla bla et blabla…”
Pffff, des Bing par-ci, des Yong par-là, j’en avais la tête qui tournait et le sourire qui devenait de plus en plus crispé à chaque nouvelle poignée de main et nouveau nom que j'oubliais dans la seconde qui suivait. Je pouvais déjà imaginer les prémices d’une communication difficile : « Mon Dieu ! Elle sont où les chiottes ? Faut que je demande à machun où elles se trouvent ! Mais comment il s’appelle déjà?!! Il me l’a dit il y a deux minutes. »
Une fois la petite vingtaine de personnes présentées, on continue la visite des locaux. La pièce principale, où travaillent les ingénieurs, est meublée de petits boxes bleus si typiques des entreprises chinoises, et de quelques plantes vertes en fin de vie essayant de masquer la froideur de l’endroit. Pas de tableaux, de posters, ni même une effigie de Mao ; mais par contre les toilettes à la manière Turcs sont bien présentes. Quel régale ! Je m’imagine déjà accroupi au dessus de ce trou noir, collé dans cette position inconfortable depuis une dizaine de minutes pour cause de diarrhée, essayant de laisser échapper le moins de bruit possible de mon instrument à vent: le moindre son passerait au travers des palettes d’aérations de la porte qui mène droit à la pièce principale où une vingtaines de personnes n’ont rien d’autre à faire que d’écouter celui qui vient d’entrer. Je n'envie pas les Turcs ! Connaissent-ils le plaisir de feuilleter quelques pages sur le trône? Donc, pour en revenir à la visite, nous arrivons devant le bureau administratif puis devant celui de la patronne et enfin devant le département commercial, mon département. Vous imaginez, j'ai un département rien que pour moi! Oui, car j'y suis seul. A l’intérieur, deux bureaux, vierges de tous documents, postes de travail, visiblement jamais occupés. Allez mon bon Feilibu. Va falloir se retrousser les manches et tout mettre en place.
Ensuite vint l’emménagement dans mon appartement : L’éternelle Yuan Jing (bénie soit-elle), et sa mère, m’accompagnent dans ces démarches très lourdes. Elles m’ont préparé un dimanche bien chargé : visite de cinq appartements, tous situés à 20 minutes de l’entreprise, à proximités du Carrefour du quartier. Quelle délicate attention, n’est-ce pas ? Je pourrais ainsi me jeter sur le rayon « produits étrangers » où l’on trouve d’habitude des tacos, des fajitas, des nouilles chinoises,…mais là j’y trouverai de la moutarde de Dijon, des pâtes italiennes, des haricots verts et quelques produits frais comme du beurre, et du fromage. Bref, nous visitons les cinq appartements. Bilan ? Trois éliminés assez rapidement pour diverses raisons comme par exemple le proprio qui avait dû sympathiser avec des Turcs ; et donc deux autres restent en compétition. Le choix est tout de même vite fait : l’un des deux, malgré sa salle de bain super high-tech aux parois de glace, a une tapisserie…de couleur rose… « Driiiiiiing, driiiiiing », cinq filles, finalistes de Miss Wuhan Karaoké Beauté sonnent à ma porte. Elles viennent à la maison déguster les petits plats que j'ai pris soin de préparer (pizzas et frites arrosées de coca), et passer un moment inoubliable: - « Il est mignon ton appartement » entame une des filles, - « oui, sympa la tapisserie » lance une deuxième déclanchant dans la foulée des petits rires de ses complices, - « c’est toi qui a fait le choix ou...ton petit ami? » renchérie une troisième, visiblement la plus comique de la troupe des fouines,
- « Rhhaaaaaaaa stoooooop ! Tu la fermes oui!? Je vais plutôt vous dire comment faire pour déguerpir d’ici en évitant les torgnoles » J'ai peut être l'imagination qui divague un peu mais vaut mieux tout prévoir et voilà le genre de scène que je voudrai éviter, que ce soit avec miss univers ou Casimir.
Le dernier appartement (qui, au passage, est un studio) fera bien l’affaire : - « avec ses 56 m2, un séjour moderne, cuisine équipée, salle de bain avec eau chaude, chambre à coucher avec lit pour deux personnes et baie vitrée vous donnant accès à une vue imprenable sur Wuhan…qu’en pensez-vous ?» - «Les toilettes ?...Elles sont Turcs ou pas?… » Il est vrai, que j’ai tout de suite été charmé par ce studio. Est-ce pour son côté moderne et spacieux, pour sa vue sur trois petites collines mises en beauté par le coucher de soleil, ou bien pour sa tapisserie blanche et ses toilettes assises? L’essentiel est que je m’y sente bien car je vais y crécher pendant un an ou deux. 5月31日 RéouvertureC'est le téléphone sur l'oreille, avec un contrat de 3 millions de US dollars dans une main et dans l'autre un café bien sérré, que je dicte à mon assistant le texte que vous survolez actuellement.
"Arrivée d'internet dans mon nouvel appartement dans quelques jours! Donc une reprise plus fréquente de la communication chine france et un rafraichissement du site plus fréquent. En bref en ce moment il fait beau, pas mal de boulo...plus de détails bientot."
Allez assistant, tu retournes au travail maintenant. Hop hop hop!! un autre café s'il te plait
5月15日 A première vue15000 bornes et 14 heures plus tard me voici débarqué. Les baguages récupérés, je saute dans le taxi avec Yuan Jing, la petite stagiaire de Segula Chine venue tout spécialement pour m’accueillir. Je lève la tête et me ravis de voir ce grand ciel bleu qui me manquait temps à Tianjin, constamment caché par un voile de poussière et de gazes. Le climat de la région me rappelle celui de Shanghai, une chaleur humide et grasse qui vous fait transpirer à grosse goute et mouiller le maillot. Derrière la vitre de la voiture, je remarque la présence de nombreux lacs, d’un paysage beaucoup moins aride que celui du Nord de la Chine. Il est vrai que le célèbre fleuve Yangse et ses affluents traversent la région lui conférant un avantage certain. L’eau est un vrai problème en Chine. D’ailleurs, ici il se dit « qui dominera l’eau, dominera la Chine ». C’est comme ça que des projets titanesques comme le barrage des Trois Gorges, le plus grand barrage du monde jamais construit, ou le canal reliant Beijing à Shanghai ont vu le jour. Bref, je débarque à l’hôtel qui sera mon hébergement pour les deux semaines à venir. Je profite des vacances de la première semaine de mai afin de m’imprégner de la ville, de son ambiance, ses parfums qui s’échappent des nombreuses petites échoppes qui bordent les rues. Je retrouve ce joli désordre qui fait tout le charme de la Chine et donne à mon voyage un petit goût d’aventure. L’excitation des premiers jours passée, Yuan Jing retournée à ses occupations, surviennent très vite quelques situations de la vie quotidienne qui me rappellent que je ne suis pas chez moi. Logé dans un hôtel situé dans la zone économique de développement, à une heure du centre ville, à deux heures des premiers potes, je me retrouve très vite seul, les fesses blotties dans le canapé à regarder à la téloche des émissions aussi intéressantes que la grande époque du « Juste Prix » avec le grand et inoubliable Philippe Risoli, version chinoise. - « Faut que je me tire d’ici ! » Ca c’était bien pensé ! Une bonne réaction comme je les aime. J’ai fermé le clappé de Ravioli par une simple pression sur la touche off, puis suis sorti de cette chambre qui devenait un peut trop glauque à mon goût. Une fois dehors…que faire ?!! J’ai un téléphone portable et trois numéros : celui de Lan Lin, ma directrice, celui de Yuan Jing, la stagiaire qui avait passé assez de temps avec moi ces premiers jours, et An Dong un ami que j’avais déjà vu la veille. Qui allais-je donc appeler pour éviter cette sensation de solitude qui se faisait de plus en plus omniprésente ?
- « Bon, déjà c’est clair, pas la directrice ! »
Il ne fallait donc pas être une « tête » pour en déduire qu’il me restait alors deux numéros. Mais voilà, je les avais vu les derniers jours et ne voulais être un poids pour personne. Et c’est en petit homme fier, ravalant ma salive que j’ai pris la décision d’aller faire excursion dans la ville.
- « Une fois sur place je trouverai bien quelque chose à faire ! Enfin j’espère ». Je fouille dans mes poches à la recherche de quelques yuans pour prendre le bus. Mais seulement voilà…il ne me reste que 20 yuans. Je ratisse alors toutes les banques du quartier à la recherche du moindre distributeur qui veuille bien accepté ma carte. La majorité des services des banques sont en vacances. Je vais même jusqu’à demander dans un café de me changer 20 euros que j’avais sur moi contre l’équivalent en yuans. Sans succès ! Je suis fais comme un rat, condamné à rester dans mon trou perdu, à manger des Fangbian Mian devant la télévision, les nouilles déshydratées dont les chinois raffolent. Je me retrouve donc au point de départ, obligé d’attendre le lundi, jour où j’intégrerai Segula Chine, pour régler ce petit problème d’argent. 5月12日 PrologueCela n’a pas été facile pour débarquer dans le pays. Oooh que non ! Loin de là ! Tout d’abord, un passage en Espagne où la première personne qui m’accueillie me serra si fort dans ses bras que j’en perdis connaissance. Mon Diiieu, je ne savais pas que les espagnols étaient si chaleureux! Seulement, à mon réveil mon nouveau copain s’était déjà volatilisé dans les charmantes petites ruelles madrilènes avec tous les baguages qui devaient m’accompagner en Chine. Le bougre aurait quand même pu me donner son numéro de téléphone pour qu’on aille manger quelques tapas ensemble ! Quel manque d’éducation ! Enfin…ce malappris a quand même eu la délicatesse de m’accueillir lors de la période des soldes espagnoles ; quelle chance !
« Philippe, après tes deux semaines de formation à Madrid, tu fileras en Chine », me lance Albert, directeur de la division internationale de Segula Technologies, société pour laquelle je parts en V.I.E. Un mois plus tard, je squattais toujours l’appartement et l’intimité d’Olivier et de Marie (mon frère et son amie).
Après ce petit séjour chez les mangeurs de tapas, je fis un très court arrêt à Paris pour faire mon visa. - « oui, allo !! Olive ?! Le visa ? Non, non, non, t’inquiète pas, ya pas de problème, je suis devant l’ambassade de chine, je vais déposer mon passeport; hé hé, dans une semaine je trace. Hasta la vista, bye bye, ciao. A moi la grande vie, les massages, les grands espaces, les petites chinoises, les… »
Un mois et demi plus tard, bureau de Segula Technologies à St Lazare, 9e arrondissement de Paris : - « Ouiiii, Olivier !? C’est Phil. Enfin une bonne nouvelle : tout est bon pour le visa. Cette fois-ci c’est la bonne.
Le temps de saluer tous les gens qui avaient pu m’accueillir sur la capitale (merci Simon, Adé, Cyril, Olive, et Xav), un dernier retour en Charente pour serrer dans mes bras la famille, et je me retrouvais dans l’avion affrété par Air China. C’est marrant, mais je pensais que les oiseaux de ce type avaient quitter notre ciel pour un joli nid qu’on appel « la casse ». Avant le décollage il montrait déjà ses faiblesses par des coupures de courant générales répétées ; pas de TV personnelle, un service et un confort discutable et des compagnons de voyages vraiment très bruyant et excités à l’idée de rentrer maison. Bref, une ambiance comme on les aime, aussi agréable que devant un check point à Bagdad. Je suis mauvaise langue, mais il faut que je teste le rôle de l’expate colon, jamais content du service rendu, car je risque d’en rencontrer. 5月10日 Rien à dire?« Si tu ne sais pas, tu te tais ! ». J’ai toujours eu un malin plaisir à rembarrer mes compères avec cette petite citation un peu brusque et « cassante » comme dirait un certain Brice de Nice. Mais là, je sais, donc je parle. Je sais quoi ? Je sais que pour le moment il n’y rien de bien concret sur ma situation en Chine. C’est vrai, je dirais même moins: ya rien ! Le temps mes amis ! Le temps ! Le temps que j’aille aux toilettes laisser passer cette petite diarrhée et je reviens vers vous pour du concret, du vécu, du croustillant, du scoop… "un blog reconnu d'utilité publique"Extrait du discours de D.Villepin, propos recueillis par PC.
« Tout d’abord, je tiens à remercier chaleureusement Philippe Champémond, qui dans sa grande bonté, me permet aujourd’hui de m’exprimer sur son blog, qui, je le dis sincèrement et la sincérité c’est mon domaine, devrait être reconnu d’utilité publique. D’ailleurs, il s’agit là d’un point auquel je suis particulièrement attaché et travaillerais d’arrache pied pour arriver à mes fins...si toute fois, vous, mes chers cons citoyens, vous m’accordez votre confiance, portez votre regard sur les travaux du gouvernement plutôt que sur la dictature de la rumeur et de la calomnie. Il faut savoir une chose, et elle a toute son importance. La raison principale pour laquelle je m’exprime ici même, et je salut une fois de plus le très gracieux geste de Mr Philippe Champémond, c’est parce que je… » … « comme la fable du loup et de l’agneaux ou bien comme Dock quand il se cogne la tête contre la cuvette des toilettes dans Retour vers le futur 1. Voilà, je tenais à ce que vous connaissiez le vrai Dominique de Villepin, le Vivi de tous les jours (rires), et enfin que vous puissiez m’apprécier tel que je suis, comme un homme, juste un homme. »…
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